État de l'art
Objectifs :
- Recherche et sélections de publications sur des portails de recherche d’articles français et internationaux pluridisciplinaires à partir de mots clés.
- Classification de la bibliographie en fonction des types de travaux (rapports publics, rapports de recherche, articles)
- Regroupement des publications à partir de 3 perspectives :
Perspective historique de la formation en santé
Objectif : mieux comprendre comment les formations des professionnels de santé ont toujours été marquées par des innovations technologiques et pédagogiques.
Le numérique en santé
Objectif : identifier les grandes problématiques liées au développement des dispositifs numériques dans le domaine de la santé.
Les outils numériques pour et dans les formations
Objectif : identifier les enjeux dans les formations avec le développement des outils numériques/recenser les travaux et projets en cours et faire état des questionnements émergents concernant la formation du numérique en santé.
Bilan intermédiaire de l'état de l'art
Les premiers résultats de cet état de l’art sont particulièrement intéressants pour saisir les difficultés et les enjeux liés à la mise en place des nouvelles formations au numérique en santé. Il est en effet frappant de constater que notre projet CAPS’UL rencontre des questionnements tout à fait similaires à ce que les recherches ont jusqu’à maintenant mis en évidence.
Notre projet vise à accompagner les professionnels de la formation à intégrer les référentiels de compétences produits par les politiques publiques. Mais entre la production de ce référentiel et sa mise en œuvre sur le terrain s’opère un processus qui à chaque étape nécessite de multiples traductions et adaptations en fonction de la variété et la diversité des contextes locaux.
Ces mouvements permanents entre un référentiel établi et des directives affichées d’une part ; et une réception nuancée de ces référentiels, des attentes fortes, mais un manque clair de moyens humains, matériel et financiers pour les mettre en œuvre ont pour conséquence que notre équipe doit systématiquement procéder par étapes. Des étapes qui se font de manière descendante consistant à traduire, coconstruire et produire ; mais aussi ascendante consistant à évaluer, remanier, procéder à une veille et faire état des résultats.
Or, toutes ces étapes se heurtent à des réalités de terrain. Ce que l’état de l’art nous permet de comprendre, c’est que l’adoption de nouvelles pratiques pédagogiques, de nouveaux savoirs et de nouveaux dispositifs dans l’enseignement ne peut s’opérer que sur des temporalités plus ou moins longues lors desquelles les acteurs de terrain ne les absorbent pas pleinement et immédiatement, mais sélectionnent et piochent au fur et à mesure.
Il semble dès lors nécessaire pour un projet comme le nôtre d’intégrer cette dimension processuelle en produisant/diffusant des dispositifs hybrides qui par leur conception même permet aux acteurs de terrain de choisir et trier les éléments qui leur semblent pertinents tout en leur offrant des ressources composites dont ils peuvent se servir selon les situations et publics.
L’État de l’art nous indique également que l’appréciation de l’évolution des compétences avant et après une formation sur le numérique en santé telle que nous la déployons dans notre projet est enrichie si elle ne se base pas uniquement sur l’évaluation des étudiants, mais couplée avec une auto-évaluation des étudiants eux-mêmes permettant d’estimer la littératie numérique dans son aspect général.